19.2.06

En train de lire (ma table de chevet) # 04

Jacqueline Harpman, Moi qui n'ai pas connu les hommes, Stock, Paris, 1995

Mon (humble) avis :

Elle m'avait touché, ému dans La Lucarne, m'avait, pour la première fois, donné la peur de la mort dans Le Récit de la dernière Année, elle m'avait agacé, irrité dans Dieu et Moi. Et, ici, qu'en dire ? On retrouve ici le sentiment de suffisance et d'orgueil propre à Harpman, celui-là même qui m'avait donné envie de la détester. Mais on retrouve aussi la force et la pertinence du propos dans une situation proche de l'apocalypse. On aimera ou pas, on soulignera l'allégorie de la condition humaine, on s'impatientera face au néant décrit, face à la trop grande capacité d'adaptation de l'héroïne, sa trop facile clairvoyance mais on ne pourra s'empêcher de s'interroger sur soi, sur sa relation, son comportement face aux autres. L'intérêt est vif et spontané. Je referme ce livre sans regret mais content et satisfait de l'avoir (finalement) ouvert.

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Greg a dit...

Si ce n'est pas encore lu, Orlanda n'est pas mal.