17.1.06

Question # 51

Ai-je tant manqué d'affection dans ma jeunesse pour réclamer sans cesse des marques de tendresse de l'être cher ?

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Anonyme a dit...

Et moi qui me pose sans cesse cette question malgré mes incompétences (ou mes peurs) en la matière !

Alcib a dit...

Réclamer des marques de tendresses peut [j'écris bien « peut »] lasser et amener l'autre à s'inquiéter sur les raisons de cette inanition ;o)
Mais il y a une solution élégante : au lieu de réclamer de la tendresse, on peut en donner autant que l'on veut, du moment que l'autre l'accepte..

Anonyme a dit...

ça c'est très juste alcib !

Alcib a dit...

Ça marche habituellement bien pour moi ; il faudrait vraiment que l'autre soit un monstre d'égoïsme pour recevoir sans cesse sans être tenter d'esquisser lui-même un geste de tendresse à un moment donné. Après trois ans, je crois que je l'abandonnerais, moi ;o))

khoyot a dit...

Je crois en donner beaucoup également, spontanément en craignant souvent de ne pas étouffer l'autre d'ailleurs. J'ai la prétention de croire que je suis quelqu'un de tendre profondément, sans doute plus sensuel que sexuel (quoi que). L'amour que je porte aux gens, peu importe sa forme, est avant tout acte de tendresse pour moi !

Alcib a dit...

Je crois Khoyot, que personne ici ne douterait de ta tendresse et de ta générosité dans ce domaine ;o)
L'avantage de la tendresse, c'est qu'on peut la distribuer, l'offrir, la donner, partout, à n'importe qui, au fond... C'est sûr que c'est plus agréable quand il y a une réciprocité. Et puis, je crois que nous aimons qu'il y ait une continuité dans les échanges de tendresse... C'est ce que me permettait mon charmant petit voisin depuis cinq ans ; l'avantage d'avoir près de soi un jeune être sensible, intelligent, affectueux et tendre, avec qui on peut prendre aussi le petit déjeuner qu'un goûter nocturne, parce qu'il est là, dans l'appartement voisin ou chez soi, sans présenter l'inconvénient d'une présence constante.

khoyot a dit...

... oui ben visiblement, on n'a pas les mêmes voisins :o(

Alcib a dit...

Je reconnais, Khoyot, que j'ai eu une chance énorme de tomber sur un voisin comme celui que j'ai eu ces cinq dernières années. Il faut dire que la complicité que nous avons développée est assez unique. Tous ses amis, ses confrères de classe, les membres de sa famille, voulaient me rencontrer au moins une fois pour voir qui était ce voisin dont il parlait tout le temps, qui lui préparait parfois des petits plats pour le repas du midi, etc. ;o) Bien entendu, je ne pouvais m'empêcher de parler de lui à tous mes amis ou à mes collègues...
Il faut dire que j'ai aussi la chance, dans mon immeuble, de pouvoir choisir mes voisins ; pas seul, mais en petit comité où j'ai une influence certaine. Car pour entrer chez nous, il faut faire une demande écrite et être invité à un entretien. Si l'on ne trouve pas toujours le voisin parfait, ça permet tout au moins de limiter les dégats.

khoyot a dit...

Ah oui ! Les fameux entretiens que l'on peut observer dans ces séries américaines... inconcevable pour un bruxellois !