20.1.06

Indice

Une vision a été mise en suspension

Vous croyez qu'ils vont finir par comprendre ?


Paf ! Dans les dents !

  • Lui : Et tu fais quoi dans la vie à part ton blog ?
  • Moi : (honteux) Ben... euh... rien !

Réflexion légère sur moi même... ou les autres

Notre capacité à aimer n'a d'égale que notre volonté de sourire

Un jour

Peut-être qu'un jour où vous aurez envie de me lire, peut-être qu'un jour qui sait, lorsque vous taperez mon adresse ou cliquerez sur le lien qui mène ici, apparaîtra cet écran : Peut-être, un jour, sans doute. Mais pas maintenant, j'ai encore envie d'écrire, encore envie de lire, même des âneries, mais j'ai encore envie de blog...

Ouvrez les yeux !

une photo était cachée, vous ne l'avez pas vue, tam tam dam tam tam pidam...

Mascarade ! Mascarade, s'écria-t-il !

Ne cherchez pas de sens, je suis Belge, n'oubliez jamais...

Dreyfuss II

On se souvient tous, je crois, du livre de Gilles Perrault de 1978, relatant l'histoire d'un enlèvement et du meurtre d'une enfant dans la région marseillaise en 1974. A l'époque, la justice, par la voix d'un jury populaire, avait condamné à la guillotine Christian Ranucci, une vingtaine d'années au moment des faits. Exécuté en 1976, Ranucci a toujours clamé son innocence. Gilles Perrault nous proposait, à l'époque, une contre-enquête qui semblait donner raison à l'inculpé.

Voilà que maintenant, une lettre arrive auprès des institutions judiciaires belges soulignant certains faits et mettant en corrélation l'enlèvement et le meurtre de la petite Marie-Dolorès Rambla avec l'affaire Fourniret qui secoue la Belgique et la France depuis peu.


Des éléments troublants, des correspondances inquiétantes, dans le modus operandi, dans la présence du tueur en série dans la région au moment des faits, la même voiture, etc, etc...

Troublantes et étonnantes coïncidences...


Ce n'est pas à moi à refaire le procès, je n'en ai ni l'envie ni l'autorité. Mais même 30 ans après les faits, la justice française rouvrira-t-elle un dossier devenu, par force du temps, vérité d'Etat ?

à moitié plein

Tout doucement, je me transforme. La métamorphose, lente, implacable, efficace poursuit son oeuvre sans se soucier du reste. A force de rencontres, à force de découvertes, à force d'échanges et de partages, je deviens plus perméables aux expériences d'autrui. J'écoute, analyse, ingère et tente d'appliquer. Au fur et à mesure, je mets les choses en place, je regarde par l'autre bout de la lorgnette. Petit à petit, tout cela s'installe en moi, confortablement, durablement. Est-ce l'âge tout simplement ? Je ne sais pas. Certaines paroles échangées m'ont marqué, certaines remarques blessé, toutes ces discussions me font avancer.
Oui, car il s'agit bien de cela, d'évolution, d'avancement, de progrès.
Doucement, lentement, sûrement, j'abandonne ma carcasse d'être froid et cynique. Je cesse de vouloir à tout prix trouver le bon mot, celui qui créera l'éclat de rire aux dépens de l'autre, je cesse de saisir toutes ces perches trop faciles, trop cassantes. Doucement, je me libère de l'orgueil étouffant qui empoisonnait ma vie, ne le place plus là où il n'y a pas lieu d'être. Doucement, j'apprends à accepter les aléas quels qu'ils soient, à regarder les choses en face et à positiver.
Ce fut beaucoup plus facile que prévu, loin d'un optimisme béat, loin d'un positivisme idiot et ringard, cette attitude-là n'enjolive pas benoîtement, elle assume, englobe, observe et accepte.
Oh ! Oui, je change ! Les changements sont perceptibles, visibles, tangibles. On les souligne pour moi, on s'en étonne. J'en ai vu même craindre une réponse qui, au lieu d'arriver perfide, fut tout autre; j'ai vu l'ennemi s'étonner, rougir et sourire d'un sourire sincère qui remerciait. Cette philosophie-là, je sais d'où elle me vient, je sais de qui elle me vient; à toi qui me l'as appris sans t'en rendre compte, à toi qui m'as marqué sans le savoir, à toi qui m'as sauvé, je voudrais te dire combien tu as raison, combien tes choix sont justes et bons.

Ce bonheur-là est simplissime, je n'oublierai jamais !

Femme de ménage

Il y a du désordre dans ma vie
Je m’emballe d’un rien
Je m’émeus d’un tout
M’empoisonne les sens
Et file à la dérive

Il y a du désordre dans ma vie
Mon chez moi est un foutoir
Un bazar d’après la nuit
Je suis en train de choir
Où donc est la sortie ?

Il y a du désordre dans ma vie
On ne voit plus que ça
L’intérêt dérisoire
D’un salmigondis immonde
Qui m’enfonce au-delà

Il y a du désordre dans ma vie
Un chat n’y retrouverait pas ses petits
Il y a du désordre dans ma vie
Je n’ai plus de repère

Et je vais bien, merci

19.1.06

7 x 7 = 49 - Le Carré de 7

Le piège diabolique de la chaîne blogguesque s'est refermé sur moi par la grâce (ou à cause) de l' ami Peio.

Le Carré de 7

7 choses que vous voulez faire avant de mourir

  1. Changer le monde (enfin mon monde)
  2. Me trouver vraiment
  3. Ne plus avoir peur
  4. Voir mes nièces heureuses
  5. Parler enfin à ma mère
  6. Lui refaire l'amour
  7. Revoir Rome et la Toscane

7 choses que vous faites bien

  1. le rôti Orloff et les chicons braisés
  2. l'amour (sensuel et charnel) (rien d'immodeste toutefois !)
  3. aimer
  4. rêver
  5. râler, bougonner
  6. embrasser
  7. déblatérer des inepties

7 choses que vous ne pouvez pas / ne savez pas faire

  1. avaler des carbonades flamandes
  2. digérer la cannelle
  3. bricoler
  4. rester impassible
  5. la fermer
  6. écouter Mylène Farmer
  7. embrasser une bouche pleine de chicots

7 choses qui vous attirent dans le sexe opposé (ou non... ben oui suis homo quand même)

  1. ses mains
  2. ses yeux, son regard plutôt
  3. ses dents
  4. le fait que ce soit lui, tout simplement (si lui existait bien sûr)
  5. ses fesses (bah oui !!!)
  6. son rire et sa capacité à me faire sourire
  7. sa tendresse

7 choses que vous dites souvent

  1. "C'est pas grave !"
  2. "Quelle patience !"
  3. "Allez alors !"
  4. "Bonjour vous ! hmmm"
  5. "En fait"
  6. "Plastico ! Hep hep hep, te sauve pas toi !"
  7. " Regarde un petit peuye..."

7 béguins pour des célébrités

  1. Johnny Depp
  2. Hugh Grant (tombé amoureux fou dans Maurice)
  3. Romain Colinet
  4. Jean-Jacques Goldmann (version 1984 !) (naaan ! même pas honte !)
  5. Antonio Banderas
  6. Luke Perry (ben oui, j'ai aussi été ado !)
  7. Tyger Tyson (PD jusqu'au bout le père khoyot)

7 bloggueurs à qui vous passez la main

  1. David
  2. Manu
  3. Alcib
  4. Joss (curieux de voir ce que ça donne en version québécoise)
  5. Timy
  6. Alexandre (les comparaisons des éléments du couple m'amuseront)
  7. Miss Fiotte

J'aurais bien passé la main à Rafaele ou à Eltan, mais Peio s'en est déjà chargé...

Vaisselle

A se vouloir trop honnête,
on finit par se déjuger, par se maljuger

A se vouloir trop honnête,
on perd trop souvent de vue les raisons qui nous animent

A se vouloir trop honnête,
on finit par manquer de recul

A se vouloir trop honnête,
on finit par ne plus s'apprécier !

une voix, des lectures, une vision

Merci ! A vous ! J'avais annoncé ce matin mon humeur maussade et les raisons de celle-ci. Vous avez été plusieurs à tenter de me faire sourire, avec succès en prime ! Première bonne nouvelle. Tu fais bien l'idiot, David; tu m'emmènes quand tu veux en bateau, jf; tu as mérité un prix princier, Manu !

Puis, il y eut cet appel ce midi. *soupir*. Tu m'as fait rire, beaucoup. Du coup, un large sourire m'est resté sur la face un bon moment. Content que la surprise te plaise... J'essayerai de me connecter en début de soirée ce soir ou alors samedi, on verra !

Et, enfin, toi, mon beauf' ! Merci pour l'éclat de rire duquel je ne me remets pas encore tout à fait...

tendre et douce enfance

Je connais les brumes claires
La neige rose des matins d'hiver
Je pourrais tout retrouver
Le lièvre blanc qu'on ne voit jamais

Mais l'oiseau, l'oiseau s'est envolé
Et moi jamais je ne le trouverai
Car j'ai vu, l'oiseau voler
J'ai vu l'oiseau, je sais qu'il partait
Je l'ai entendu pleurer
Le bel oiseau que le vent chassait

Je voudrais tout te donner
Mais toi pourquoi ne me dis tu rien
Quel est-il ton grand secret
Un secret d'homme
Je le comprends bien

Mais tu sais je peux te raconter
Combien l'oiseau est parti à regret
Si un jour tu m'écoutais
Tu apprendrais tout ce que je sais
L'oiseau part et puis revient
Tu le verras peut-être demain

Si jamais je rencontrais
Ce bel oiseau qui s'est envolé
S'il revient de son voyage
Tout près de toi le long du rivage

Moi vois-tu je lui raconterais
Combien pour toi je sais qu'il a compté
C'est l'oiseau que tu aimais
L'oiseau jaloux je l'ai deviné
Si jamais il revenait
Je lui dirais que tu l'attendais

(Mehdi El Glaoui, l'Oiseau, générique de Sébastien parmi les Hommes, Paroles Cécile Aubry, Musique Daniel White, Eric Demarsan, Philips)

En réponse à Johan Hufnagel

Depuis quelques jours, je lis un peu partout les réactions de bloggueurs à propos de ce qu'il y a maintenant lieu d'appeler "l'affaire Garfieldd" . Je ne vais plus m'étendre très longuement sur cette affaire, vous savez tous ici mon indignation à ce propos, néanmoins, je voudrais revenir sur le commentaire que Johan Hufnagel, rédacteur en chef de libé.fr, a laissé sur le blog d'Embruns et que je reproduis ici :

5. Le 18 janvier, Johan Hufnagel a dit :
Bonjour,
je suis rédacteur en chef de Libé.fr. Je ne saisis pas précisément les reproches faits à l'article sur le blogueur révoqué. Il me semble que nous présentons les faits le plus clairement possible, donnons les positions des personnes qui défendent le blogueur révoqué. A moins que vous ayez des informations précises, documentées sur ce que vous avancez à propos de cette commission (précédents, écrits,etc et dans ce cas nous l'écrirons). Pour les autres commentaires, je vous renvoie à ce qu'écrit Phil ici. Il est par ailleurs écrit «évoqué» (effleurer, mentionner selon le robert) pour donner un exemple de ce qui est reproché à garfiedd. Pour terminer, nos n'avons pas expliqué les keywords google parce que nous sommmes un journal national et qu'une grande partie de nos lecteurs ne savent pas ce que c'est. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à envoyer des mails. Nous ne répondrons pas aux injures.


Monsieur,

Croyez-vous honnêtement que souligner l'ignorance de vos lecteurs pour certains termes vous exempte de toute forme de didactisme à leur égard ? Croyez-vous sincèrement qu'une information partielle reste de l'information ? Est-ce ainsi que Libération conçoit la manière d'aborder un sujet quel qu'il soit ?
Si tel est le cas, il ne fait que mettre en exergue un manque de respect et un dédain profonds à l'égard de vos lecteurs. C'est par le biais d'informations erronnées, manipulées, tronquées, partiales et incomplètes que s'asseoient les dictatures.
Emanant d'un journal qui s'est, tout au long de la première partie de 2005, battu pour le droit à l'information (souvenez vous de Florence et d'Hussein), on ne peut que rester pantois face à une réponse de ce type. A vous lire, votre journal ne semble rester sensible qu'aux cas qui le touchent de plein fouet.
Je m'étonne, tout bonnement, je m'étonne. Quel genre de journaliste êtes-vous ? Quelle objectivité défendez-vous ? Quel type de leader d'opinions voudriez-vous devenir ?
Moi qui restais persuadé que le premier devoir du journaliste était l'honnêteté, à tout le moins, l'honnêteté intellectuelle. Evidemment, vous avez eu le courage de faire un correctif; évidemment et heureusement, vous avez un tant soi peu rétabli une vérité qui sautait aux yeux de tous, mais la reconnaissance de l'erreur implique une certaine humilité dont vous n'avez pas fait preuve. Vous n'avez pas présenté d'excuse à un être humain déjà affaibli par une décision lourde et, à mes yeux, injuste et inique. Non ! Au contraire, vous n'avez, dans cette histoire, pensé qu'à vous sans jamais réfléchir aux répercussions, aux dégâts causés à quelqu'un qui, dans les faits, a déjà tout perdu.
Tout cela me rappelle étrangement et amèrement un certain procès d'Outreau...

Bien à vous,

khoyot

Question # 53

Qui me fera sourire ? Qui me mettra de bonne humeur aujourd'hui ?

Appelez - moi Marmotte !

Suite aux bons conseils de l'ami Rafi, je me suis rué vers ce test jugé immédiatement indispensable pour relancer une journée bien mal partie... Mouais ! Bof ! Oui, j'aime dormir, certes, mais 100 ans !!! Et puis classique, classique ???!!!??? Enfin, si le test le dit, c'est que c'est vrai

César de Paepe

Je me sens vaseux aujourd'hui, pas bien. Les tambours du Bronx ont élu domicile en mon crâne malgré une soirée sans alcool. J'ai rêvé cette nuit, un mauvais rêve. Je ne sais mais je crois rêver rarement, enfin je me souviens rarement de mes rêves, a fortiori de mes cauchemars. Mais ici, tout me semblait crédible, réaliste. Je me rappelle chaque détail, chaque bibelot posé sur les étagères des pièces que je visitais. Ce cauchemar n'a pas de sens, vraiment pas de sens mais je me sens perturbé par la violence du réveil qu'il entraîna.
Suivre une des personnes que l'on chérit le plus, l'accompagner jusqu'au bout, jusqu'à sa propre perte, endosser pour elle toutes les responsabilités du monde, assumer les conséquences de ses actes jusqu'à en périr et se voir juger par l'absente de mon enfance et de ma vie d'adulte.

Je me suis réveillé en colère.

Pas tant à cause des actes posés, ce n'était qu'un rêve, je sais que jamais je ne ferai ce que j'y ai fait. Mais à cause d'elle ! Pourquoi donc ai-je rêvé d'elle ? Pourquoi y ai-je pensé ? Je n'ai pas l'impression de souffrir d'un quelconque sentiment de manque par rapport à elle, j'ai même plutôt l'idée de m'en être déjà fait un deuil. Aussi triste cela puisse paraître, elle m'est aujourd'hui totalement étrangère. Voilà plus de trente mois qu'on ne s'est vus ou entendus. Elle ne sait même pas que je porte la barbe. Je ne suis même pas certain de la reconnaître si je venais à la croiser en rue. Elle a toujours brillé par son absence à laquelle, depuis longtemps, j'ai répondu par une certaine indifférence. Que venait-elle donc faire dans ce cauchemar, elle qui, a priori, n'avait rien à y faire ? Pourquoi donc suis-je allé me réfugier en cette maison lorsque le danger approchait, lorsque le piège se refermait ? Certes, c'est la maison de mon enfance; certes, c'est là où demeurent mes souvenirs. Mais, elle, elle n'aurait jamais permis qu'on me sauvât. Courir vers elle signifiait, je le savais, me jeter dans la gueule du loup.

Je me suis réveillé en colère.

Répondrai-je si elle m'appelle ?

Humeur # 72

Pas bien !

Il y a des phrases qui vous parlent peut-être plus que de raison tant elles sonnent par leur justesse. Cette vérité-là ne fera pas écho qu'en moi, j'en suis sûr.
Mais sa véracité est telle que tout commentaire serait vain

Ecrire sur un blog c'est écrire en même temps que les autres


Vous vendez encore des montres ?

Je n'ai pas le génie d'Alexandre, pas l'ombre de son talent; je n'ai pas la culture cinématographique d'E., mais je voudrais quand même parler ici du film que je suis allé voir ce soir.
"La Saveur de la Pastèque"
Une comédie musicale juteuse et fruitée de Tsai Ming-liang

La sècheresse est telle à Taiwan que la population est invitée à remplacer l'eau par le jus de pastèque. Elle, c'est en volant l'eau des toilettes publiques qu'elle subsiste. Lui, c'est en se baignant dans les citernes d'eau de plui qu'il tente de se rafraîchir.
Solitaires, assoiffés, épuisés par la chaleur et le désir, ils se retrouvent pour mieux se perdre dans l'excitation torride et la saveur de la pastèque...
Ca, c'est ce qu'ils en disent ! Les Inrockuptibles ont eu beau titrer "Le film le plus délirant de l'année", ce film est d'un ennui mortel ! Pourtant, il y aurait pu y avoir de l'idée. On aurait pu se dire qu'un film distribué par cinéart en Belgique et par Mk2 en France, à première vue la mayonnaise aurait dû prendre. Hé bien, non ! Pas du tout même. 1h35 dure-t-il selon les horloges, si jen crois l'état de mes fesses et de mes jambes après la séance, six heures auraient pu s'écouler.

Petit tableau rapide : prenez un élève de Jacques Demy, oh prenez le cancre il fera l'affaire, faites-lui connaître l'univers de Catherine Breillat et de Virgine Despentes, que vous ne manquerez pas de brîmer de morale à l'américaine car, il faut pas rêver, ce film reste soft, très soft même, moins soft que le blog de Garfield, d'accord, mais très soft néanmoins. A tout cela, vous ajoutez une légère pointe de Priscilla, Reine du Désert et... tadam... voilà ce que ça donne !


Comédie musicale annonçait-on ? Quatre chansons parsèment le film. Mais quelles chansons ! Là, c'est sûr rien à redire. Kitschissimes au possible. On commence par une guimauve du héros, traveloté et maquillé comme un camion volé, d'une mièvrerie à faire passer la série Harlequin pour du Frédéric Dard. Les trois autres chansons sont du même registre, tirées des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort à la sauce aigre-douce. Jolis tableaux néanmoins et délires pas toujours inintéressants.


Le reste du film se déroule sans musique, presque sans dialogue (certainement le dialoguiste le mieux payé de l'histoire du cinéma parlant). Caméra en plan fixe. Plus qu'un film, c'est un diaporama où toutes les images ne sont même pas jolies. Le directeur photo devait être heureux après montage.

Quant à l'histoire,... ben... euh...
Alors soit, il me manque bon nombre de références, ce que je n'exclus nullement, soit il y a de l'onirisme pur dans ce film, mais en tout état de cause, je ne l'ai pas compris, pas vu, pas entendu. Tout m'a échappé. Si Tsai Ming-liang a voulu créer un monde, un univers, je n'ai jamais pu y entrer. Nous étions près d'une dizaine ce soir, l'un a dormi, deux ont soupiré, l'un regardait sa montre toutes les deux minutes, certains ont gémi, d'autres ont ri d'incrédulité; bref, nous étions tous dans le même état, ébahis, hallucinés et, à jamais, dégoûtés de la pastèque.