5.9.05
4.9.05
Ayè!
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Sur un site de rencontres
- POFTYP : Salut :o) cmt va?
Je ne connais pas ce pseudo. Qui est-ce? Je clique sur le lien me permettant d'aller jeter un coup d'oeil au profil et... quelle surprise! Quelle horreur plutôt! La photo d'un homme d'un quarantaine d'années sur la plage, le maillot gonflé (une paire de chaussettes pour faire croire que???). Bref, je laisse échapper un gros "BEAAAAAARK!" Mais bon je suis poli, je réponds donc mais brièvement:
- KHOYOT : Slt bien merci
J'espère que la brièveté de ma réponse aura eu raison de l'audace du gaillard... Que nenni!
- POFTYP : Cool! Tu travaillerais pas chez D.? (le nom de mon employeur)
- KHOYOT : Euh oui!
- POFTYP : Hé bien tu caches bien ton jeu toi! ;-) Et ton collègue M. aussi? :-P
- KHOYOT : (en moi-même : qu'est-ce que j'y peux moi si je suis pas une grosse folle tordue, pauvre tache va!) Non, M. rend sa femme et ses 2 enfants heureux!
- POFTYP : Waow! J'aurais jamais cru que je te croiserais ici.
- POFTYP : Dis! t'aurais pas envie qu'on se rencontre
- KHOYOT (toujours poli) : Ben c'est que j'ai pas trop le temps là
- POFTYP : Allez pas ce soir mais demain tu fais quoi?
- KHOYOT : Je suis pris toute la semaine et puis je ne crois pas que ce soit une bonne idée
- POFTYP (ne se mettant pas en cause) : Mais enfin pourquoi? T'es plutôt mimi faut pas être timide
- POFTYP (ne doutant de rien) : Allez ! Et puis on se connait déjà faut pas avoir peur
- KHOYOT (abasourdi): Je n'ai pas peur, je n'ai pas envie c'est différent
- POFTYP : Comment ça pas envie?
- KHOYOT ("non mais tu t'es vu??") : Ben non pas envie
- POFTYP : Je ne te comprends pas. T'inquiète je ne dirai rien à tes collègues...
- KHOYOT ("et en plus il est c**") : Bon! On va être clair ou tenter de l'être. JE NE SUIS PAS INTERESSE!!!!
- POFTYP : Pas intéressé? Mais c'est pas très sympa! T'es plus sympa au boulot, tu me souris toujours
- KHOYOT : Je travaille en service clientèle, c'est mon métier de sourire aux clients
- POFTYP : Ben pourquoi tu le fais pas ici
- KHOYOT : Parce qu'ici je ne sais pas si tu as remarqué mais il s'agit de ma vie privée, pas de mon boulot. Je ne suis sympa qu'avec qui j'ai envie de l'être
- POFTYP : Oh! Quel grognon!
- KHOYOT : Pas grognon mais pas prêt de travailler en sus de mes heures! Si t'es pas capable de comprendre ça...
- POFTYP : Oh ben je viendrai plus chez D.
- KHOYOT: Tant pis pour D. Je suis pas en représentation! Ciao!
Si maintenant il faut en plus que je fasse des courbettes à tous les crétins que je croise sous prétexte qu'ils peuvent être l'un de mes clients, suis pas sorti de l'auberge moi! J'ai relu mon contrat, c'est pas dedans!!! ;o))
Les petits bateaux
(Raphaël, Les Petits Bateaux, 2005)
3.9.05
EMMA - Saison II
Soirée de lancement ce soir de la deuxième saison du site www.emma-online.com au Mirano Continental à Bruxelles, à partir de 22h00. Avec au programme la présentation du premier court-métrage d'Emma Emma Goes To Cannes. La diffusion du film sera suivi dès minuit de la soirée Dirty Dancing
Pour recevoir votre invitation envoyez un mail avec vos nom et prénom à event@emma-online.com . Pour ceux que ça intéresse, n'hésitez pas...
Une Soirée Lilloise
20h04. Je me gare. Lille, capitale des Flandres, carrefour européen. Découverte.
Ce n’est pas la première fois que je me rends dans cette ville, à chaque fois pour y rencontrer un ami ou une connaissance. Ici, je suis seul et resterai seul dans l’unique but de découvrir cette ville que je ne connais pas. Je coupe le contact, sors de ma voiture. Je vois les vitres froides d’Euralille et commence ma ballade par là. J’ai entendu tellement de bien de cette nouvelle construction. Je l’observe. Bof ! L’architecture a le seul mérite de marquer une époque, je n’adhère pas mais je n’y connais rien. Le bâtiment de vitres reste terne malgré le soleil estival et tout à son pied semble triste malgré l’effervescence d’un vendredi soir.
Je continue, je traverse direction la gare de Lille Flandres. Trois combis de CRS veillent au grain, des véhicules de police, des policiers à pied, la ville semble assiégée, certainement l’effet Sarkozy. Ca y est, je suis du coup victime du sentiment d’insécurité. Comme quoi, la présence policière n’est pas faite uniquement pour rassurer la population. Un besoin à assouvir, je descends aux toilettes de la gare. Un papier nous indique les horaires d’ouverture, les toilettes ferment à 20h30, il est 20h23 la préposée est partie en week-end. J’avais oublié que la fonction publique française avait ce sens de la ponctualité que seules l’administration et la bureaucratie peuvent nous inculquer. Tant pis ! Avançons. C’est apparemment l’heure de pointe, les gens se pressent en rue, les joues rougies par l’effort de marche consenti sous la chaleur. Je croise des effluves mélangées, peu agréables à mon nez pourtant pas si délicat.
Les gens semblent porter toute la misère du monde. Il y en a de toute sorte ; des grands, des petits, des maigres, des gros, des "fashionistas", j’aperçois beaucoup trop de Britney Spears ; trop de couleurs, trop de lignes, pas assez de goût. Tous suivent leur route, tête baissée. Certains se parlent, aucun ne sourit. Quel drame y a-t-il dans le Nord ? Quel malheur abattu ? La pauvreté est tangible, dicible, évidente.
Parvis Saint-Maurice. Une façade d’église rénovée ou presque. Des gens du voyage se parlent appuyés sur la portière de leurs camionnettes. Un éclat de rire. Enfin ! Un clochard assis sur le seuil d’une porte, un voisin qui sort :
- Y a du poulet ! Entrez !
- Non
- Allez, venez !
Lille la Généreuse. Lille la Sociale. Nous sommes dans le Nord, le bastion est de gauche. Je m’émeus. Je me surprends à commencer à aimer la ville.
Mes pas me portent dans les méandres des rues commerçantes encore peuplées de ce que je crois être le Nouveau Lille. Des restaurants épars commencent à se remplir et les gens déambulent sans vergogne dans leur cité. Premier regard croisé, soutenu, première flatterie et seul sourire obtenu et lancé. Décidément, cette ville est surprenante. Il fait bon à Lille en ce vendredi soir, les pantalons et les jupes sont courts, parfois trop. L’air est présent, on est loin de l’étouffement de chaleur tel qu’on le connaît à Bruxelles. A croire que Lille est un port. Je continue d’errer, lentement. La terrasse d’un resto italien semble m’ouvrir les bras. "Pourquoi pas ?", me dis-je. Je me ravise en observant la taille et la chevelure trop blonde du personnel de l’établissement. Simple réflexe.
Je continue et atteinds une place où est installé un podium RTL. Le podium est vide, pas la place. Personne ne s’inquiète de cette fontaine qui ne coule plus que pour les oiseaux. Je traverse. Place du théâtre. Des restos bondés et un brouhaha terrible. Lille la Vieille. Enfin. Les rues sont un dédale pour moi. Je ne reconnais rien. Je n’ai pas de plan. Les passants se parlent dans un français que je ne maîtrise pas et j'ai pour seul repère l’endroit où j’ai abandonné ma voiture. La retrouverais-je ? Je n’en suis pas certain.
J’observe les maisons du Vieux Lille et remarque le contraste flagrant entre les deux "villes". Lille ici est flamande, trop flamande. Les briques rouges des façades me rappellent celles utilisées dans nos régions. Lille était française il y a deux minutes à peine. Partout, je regarde et m’interroge. Lille se chercherait-elle ? Je ne ressens pas d’âme de la ville. Française ? Flamande ? Riche ? Pauvre ? J’ai le même sentiment ici que dans les villes hennuyères et celles du bassin mosan. L’arrogance de la richesse minière perdue et l’étalage des doutes sur son avenir. J’étouffe ! Je ne suis pas chez moi ici. Je suis étranger à ces gens à ce monde à cette ville. Nous ne nous apprivoiserons pas, du moins pas ce soir.
Je refais le trajet en sens inverse, ma marche est plus soutenue. Il faut que je parte. Il est 21h17, je ferme la portière de ma voiture, je souffle. Je reprends l’autoroute en direction de Bruxelles, prends mon téléphone. Appeler Michele, j’ai besoin de rire. Une soirée, 224 kilomètres aller-retour. Je suis chez moi, soulagé !
Continuons!
Après 1 mois de bons et loyaux services sur u-blog, je vais, je crois déménager mon petit blog de rien du tout ici sur blogger.
En réalité, c'est ici que j'avais commencé à le créer mais je ne sais pourquoi, je suis parti vers d'autres contrées...
Me voici donc de "retour" à la maison... on verra...
1.9.05
De la tristesse
Mon blog est-il si triste ?
Sans avoir la prétention de faire de l’humour de haut vol, j’ai beau le relire, je n’y vois que peu de tristesse. Il y a même des moments où les sourires se font beaucoup plus francs.
Ceci étant dit, je me dois d’admettre qu’il est plus aisé d’exprimer son ressenti de façon plus mélancolique et que les termes d’expressions plus douloureuses me viennent plus aisément. Sans être trop pédant, exprimer l’éclat de rire a un côté plus difficile, plus malaisé et ma plume s’accommode mieux de la douleur certes.
Mais que les inquiets se rassurent, ma petite vie m’apporte bon nombre de satisfactions et de joies et, globalement, je crois que je suis, malgré mes innombrables râleries et actes de dépit, plutôt joyeux. Je ne perdrai jamais cet éternel besoin de rire de tout et avec tous….
Protège-moi
C'est le malaise du moment
L'épidémie qui s'étend
La fête est finie on descend
Les pensées qui glacent la raison
Paupières baissées, visage gris
Surgissent les fantômes de notre lit
On ouvre le loquet de la grille
Du taudis qu'on appelle maison
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Sommes nous les jouets du destin
Souviens toi des moments divins
Planants, éclatés au matin
Et maintenant nous sommes tout seuls
Perdus les rêves de s'aimer
Le temps où on avait rien fait
Il nous reste toute une vie pour pleurer
Et maintenant nous sommes tout seuls
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me from what I want (Protège-moi, protège-moi)
Protect me
Protect me
Protège-moi, protège-moi
Protège-moi, protège-moi
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me
Protect me, protège-moi
(Placebo, Protège-moi, 2004)
















